Les cybermenaces mondiales atteignent des sommets en juillet 2026, avec une augmentation significative des attaques par ransomware. En Afrique, la situation est particulièrement critique, les organisations subissant en moyenne 3 237 attaques hebdomadaires. Ce chiffre place le continent derrière l’Amérique latine (3 561 attaques) mais devant la région APAC (3 316 attaques). Parmi les pays africains, l’Angola est le plus touché avec 5 714 attaques par semaine, suivi de près par le Nigeria (4 975), le Kenya (2 915) et l’Afrique du Sud (2 195).
Secteurs sous pression
Les secteurs financiers, gouvernementaux et énergétiques restent les cibles privilégiées des cybercriminels. Ces trois industries concentrent le plus grand nombre d’attaques, reflétant leur importance stratégique et la sensibilité des données qu’elles détiennent. À l’échelle mondiale, le secteur de l’éducation reste le plus visé avec 4 848 attaques hebdomadaires par organisation, en hausse de 14 % sur un an. Les gouvernements (3 044 attaques), les télécommunications (2 927) et l’énergie (2 759, en hausse de 20 %) complètent le classement des secteurs les plus ciblés.
L’IA générative, un nouveau risque opérationnel
L’utilisation croissante des outils d’intelligence artificielle générative (GenAI) par les entreprises a transformé ce risque en une réalité quotidienne. En juillet, un prompt sur 36 présentait un risque élevé de fuite de données sensibles. Près de 88 % des organisations utilisant régulièrement la GenAI ont été affectées par des activités à haut risque, et 22 % des prompts contenaient des informations potentiellement sensibles. Les données personnelles (70 %), financières (68 %) et les infrastructures IT (68 %) sont les plus exposées.
L’e-mail, porte d’entrée privilégiée des cyberattaques
L’e-mail reste un vecteur majeur de cyberrisques. En Afrique, une campagne de phishing sur 106 e-mails a été enregistrée, le taux le plus élevé au monde. En Amérique du Nord, ce ratio est de 117 e-mails. Ces chiffres soulignent l’importance cruciale des mesures de sécurité pour prévenir le vol de credentials, la livraison de malware et les attaques de type business email compromise.
Explosion des ransomwares : une rupture dans la tendance
Le mois de juillet a marqué un tournant dans l’évolution des ransomwares. Les attaques signalées ont bondi de 49 % par rapport à juin et de 87 % sur un an, atteignant 964 incidents. Cette hausse brutale contraste avec la stabilité observée au premier semestre 2026, où les attaques moyennes mensuelles se situaient autour de 672. Les services aux entreprises (32,5 %), l’industrie manufacturière (14,4 %) et les biens de consommation (13,4 %) sont les secteurs les plus touchés. Les États-Unis concentrent 39,4 % des attaques mondiales, suivis par l’Allemagne, le Canada, le Royaume-Uni et l’Italie.
Les groupes de ransomwares les plus actifs
En juillet, les groupes The Gentlemen et Qilin ont été responsables de 14 % des attaques chacun. DeadLock, avec 97 victimes signalées, complète le podium de ce paysage en mutation constante. Ces chiffres soulignent la nécessité pour les organisations africaines d’adopter des stratégies de sécurité proactives, intégrant l’intelligence artificielle pour anticiper et neutraliser les menaces avant qu’elles ne causent des dommages.
Face à cette montée en puissance des cybermenaces, les entreprises africaines doivent renforcer leurs défenses et adopter une approche préventive. La combinaison de l’augmentation des attaques par ransomware, des risques liés à la GenAI et de la persistance des campagnes de phishing exige une vigilance accrue et des investissements continus dans les technologies de cybersécurité.