Les cyberattaques explosent en juin 2026, avec une nouvelle menace ransomware qui émerge en tête des menaces mondiales. Selon les dernières données de Check Point Research, les organisations africaines subissent en moyenne 3 008 attaques hebdomadaires, un chiffre parmi les plus élevés au monde. L’Angola, le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud restent particulièrement ciblés.
Une recrudescence des cybermenaces en Afrique
En juin 2026, l’Afrique a enregistré une moyenne de 3 008 attaques par semaine, soit une baisse de 9 % en glissement annuel. Cependant, ce chiffre reste alarmant, plaçant le continent parmi les régions les plus touchées. L’Angola est en tête avec 4 890 attaques par semaine, suivi du Nigeria (4 361), du Kenya (2 646) et de l’Afrique du Sud (2 065). Les secteurs les plus visés sont ceux des services financiers, de l’énergie et des utilités, ainsi que du gouvernement.
Ian van Rensburg, responsable de la sécurité chez Check Point Software Technologies, souligne que cette hausse généralisée des cyberattaques n’est pas un phénomène isolé. Les attaquants élargissent leur champ d’action, ciblant à la fois différents pays et secteurs. La montée en puissance du groupe de ransomware The Gentlemen illustre cette tendance, rappelant que de nouvelles menaces peuvent rapidement devenir des acteurs majeurs.
L’éducation, le gouvernement et les télécommunications dans le viseur
À l’échelle mondiale, le secteur de l’éducation reste la cible privilégiée des cybercriminels, avec 4 816 attaques hebdomadaires en moyenne. Les réseaux ouverts des campus universitaires et la rotation constante des appareils en font une proie facile. Le gouvernement suit avec 2 836 attaques par semaine, tandis que les télécommunications enregistrent 2 835 attaques.
L’exposition aux risques liés à l’IA générative persiste
Les outils d’intelligence artificielle générative (GenAI) continuent de poser un risque majeur pour les entreprises. En juin, 1 entreprise sur 26 a soumis des requêtes à haut risque de fuite de données sensibles. Les secteurs de la santé et des télécommunications sont les plus exposés, avec respectivement 5,7 % et 5,1 % de requêtes à risque. En Amérique latine, le taux d’exposition atteint même 5,2 %, bien au-dessus de la moyenne mondiale.
Le ransomware en pleine expansion
Les attaques par ransomware ont augmenté de 33 % par rapport à juin 2025, totalisant 646 incidents. Les services aux entreprises sont les plus touchés (31 % des victimes), suivis par les biens de consommation et services (16 %) et la fabrication industrielle (14 %). La région APAC a connu une hausse significative, dépassant l’Europe pour devenir la deuxième région la plus touchée après l’Amérique du Nord.
The Gentlemen détrône Qilin
Le groupe de ransomware The Gentlemen a pris la première place en juin, responsable de 17 % des attaques publiées. Qilin, autrefois en tête, n’en représente plus que 11 %. LockBit a également connu une forte progression, passant de 1 % à 7 % des attaques. Cette montée en puissance rapide s’explique par le recrutement d’affiliés et l’amélioration des techniques d’évasion.
Face à cette menace croissante, les entreprises africaines doivent adopter des stratégies de sécurité proactives, intégrant l’intelligence artificielle pour prévenir les attaques avant qu’elles ne causent des dommages.