Alors que près d’un quart des Ghanéens restent déconnectés à la fin de 2025, le pays explore des solutions innovantes pour combler cette fracture numérique. Une piste sérieuse : les satellites en orbite basse (LEO). Le président John Mahama a récemment discuté avec David Zapolsky, senior vice-président d’Amazon, des possibilités offertes par Amazon Leo pour connecter les zones rurales.
Un enjeu de connectivité persistante
Malgré une pénétration mobile de 89,5%, le Ghana fait face à des défis majeurs en matière d’accès réel à Internet. Les chiffres officiels indiquent 30,5 millions d’abonnés mobiles, mais la qualité et la disponibilité du service laissent à désirer. Avec une latence moyenne de 27 ms et des débits descendant de 35,10 Mbps (classant le pays 93e mondial), les infrastructures terrestres actuelles peinent à répondre aux besoins.
Amazon Leo dans le viseur
Le projet Amazon Leo, déjà en phase de prévisualisation entreprise depuis 2025 avec un déploiement prévu pour 2026, pourrait apporter une solution. Ce réseau de satellites en orbite basse promet des connexions plus rapides et plus fiables, sans les contraintes des infrastructures terrestres. En Afrique, Amazon a déjà signé un accord avec Herotel en Afrique du Sud pour desservir zones rurales et petites entreprises.
Un marché déjà concurrentiel
Le Ghana n’est pas novice en matière d’Internet par satellite. Starlink, le service d’Elon Musk, y est déjà autorisé et compte 16 435 abonnés fin septembre 2025. Une collaboration avec Amazon renforcerait la position du pays comme pionnier africain des technologies spatiales de connectivité.
Implications pour l’écosystème numérique
Si les négociations aboutissent, ce partenariat pourrait accélérer la transformation digitale du Ghana. Les entreprises locales, notamment celles opérant dans les zones mal desservies, bénéficieraient d’une infrastructure plus robuste. À plus long terme, cette initiative pourrait servir de modèle pour d’autres pays africains confrontés à des défis similaires.
Sidama Bank s’introduit en Bourse
Par ailleurs, l’Éthiopie voit son marché boursier s’élargir avec l’introduction de Sidama Bank, septième entreprise cotée sur l’Ethiopian Securities Exchange (ESX). Cette ancienne institution de microfinance rejoint ainsi cinq autres banques et Ethio Telecom, l’opérateur télécoms public. Cette diversification renforce le secteur financier éthiopien et offre de nouvelles opportunités d’investissement.
Perspectives
Ces développements illustrent la dynamique technologique et financière en Afrique de l’Est. Alors que le Ghana mise sur les satellites pour son inclusion numérique, l’Éthiopie consolide ses infrastructures financières. Deux approches complémentaires qui pourraient inspirer d’autres nations du continent.