Injini, l’incubateur sud-africain spécialisé dans l’éducation technologique, vient de lancer un programme innovant pour développer des solutions d’IA adaptées aux salles de classe africaines. Basé à Cape Town, cet acteur clé du secteur éducatif vise à combler un écart crucial : l’absence d’outils technologiques conçus spécifiquement pour les réalités africaines.
Fondé en 2017 et membre du groupe UVU Africa, Injini est une organisation à but non lucratif dont la mission est d’améliorer les résultats éducatifs en Afrique subsaharienne. À travers son think tank et ses programmes, l’organisation contribue à rendre l’éducation plus accessible, qualitative et pertinente dans la région.
Le nouveau programme AI for Education, soutenu par le fonds philanthropique Coefficient Giving, s’étend sur huit mois et accompagne 12 équipes déjà constituées. L’objectif est clair : tester des outils d’IA fonctionnels dans les écoles africaines, puis soutenir financièrement et opérationnellement les solutions les plus prometteuses.
Le programme se déroule en deux phases. La première, d’une durée de cinq mois, est axée sur la construction des ventures. Les équipes passent par plusieurs étapes : validation du problème, recherche client, conception de solutions et développement d’un prototype fonctionnel alimenté par l’IA. Elles réalisent également un pilote en conditions réelles pour recueillir des données d’utilisation.
La deuxième phase, l’incubation de trois mois, est réservée aux cinq meilleures équipes. Elles y affinent leur produit pour le rendre commercialisable, renforcent leur modèle économique et élaborent une stratégie de lancement. Chaque équipe reçoit également un capital amorçage sans prise de participation de 25 000 dollars.
‘Nous avons rencontré des personnes brillantes qui comprennent parfaitement les défis éducatifs en Afrique, mais manquent souvent de ressources ou d’un chemin clair pour concrétiser leurs solutions’, explique Krista Davidson, directrice exécutive d’Injini. ‘De plus, l’Afrique est sous-représentée dans les données utilisées pour entraîner les outils d’IA. Si nous n’agissons pas maintenant, nous risquons d’avoir des technologies éducatives inefficaces pour nos salles de classe.’
Les candidatures sont ouvertes aux petites équipes composées d’au moins trois cofondateurs. Tous les membres doivent résider en Afrique australe : Afrique du Sud, Botswana, Eswatini, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Zambie ou Zimbabwe. Les inscriptions sont possibles jusqu’au 27 septembre.
Ce programme représente une avancée significative dans l’adaptation des technologies éducatives aux besoins spécifiques du continent africain. En soutenant le développement de solutions locales, Injini contribue à réduire les inégalités technologiques et à améliorer l’accès à une éducation de qualité pour tous.