Les hallucinations de l’intelligence artificielle viennent de frapper au cœur de l’administration sud-africaine. Le département des Affaires intérieures (DHA) se retrouve dans une situation délicate après la découverte de références fantaisistes dans un document officiel clé.

Alors que le pays tentait de moderniser sa politique sur la citoyenneté et l’immigration, un problème inattendu est apparu. Le projet de Livre blanc révisé sur la citoyenneté, approuvé par le cabinet le 26 mars dernier, contenait des références inventées de toutes pièces. Ces « hallucinations » ont conduit à la suspension immédiate d’un directeur principal et d’un directeur impliqués dans la rédaction du document.

Cette affaire s’inscrit dans une série de problèmes récents liés à l’utilisation de l’IA par les institutions publiques sud-africaines. Le département des Communications et des Technologies numériques avait déjà été critiqué pour une politique de l’IA contenant également des références fantaisistes. Le DHA a réagi rapidement en retirant la liste complète des références et en faisant appel à deux cabinets d’avocats indépendants pour mener une enquête approfondie sur tous les documents politiques produits depuis le 30 novembre 2022, date de lancement de ChatGPT.

La situation politique est également tendue. Leon Schreiber, ministre des Affaires intérieures et membre de l’Alliance démocratique (DA), pourrait devenir une cible facile pour les membres du parlement de l’ANC, le parti au pouvoir. Cependant, contrairement à d’autres ministres récemment critiqués, Schreiber a pris des mesures rapides pour résoudre le problème.

Cette affaire soulève des questions importantes sur l’utilisation de l’IA dans les processus gouvernementaux. Alors que la technologie continue de se développer, il est crucial pour les institutions publiques d’établir des protocoles stricts pour garantir l’exactitude et l’intégrité des documents officiels.

L’Afrique du Sud doit maintenant tirer les leçons de cette expérience et renforcer ses mécanismes de contrôle pour éviter que de telles erreurs ne se reproduisent. La confiance du public dans les institutions gouvernementales est en jeu, et il est essentiel de montrer que l’administration peut gérer efficacement les défis posés par les nouvelles technologies.