L’engouement pour l’IPO de Dangote Refinery a révélé les limites des plateformes financières nigérianes

Alors que l’IPO de Dangote Refinery ouvrait ses portes le 9 septembre, les fintechs nigérianes Bamboo et Cowrywise ont été submergées par l’afflux de demandes. Une situation qui soulève des questions sur la capacité de ces plateformes à gérer les pics d’activité.

Un événement historique pour le Nigeria

L’IPO de Dangote Petroleum Refinery, d’une valeur de ₦2.15 trillion (1,6 milliard de dollars), a été présentée comme une opportunité unique pour les Nigérians d’investir dans l’une des plus grandes infrastructures industrielles du continent. Avec un prix d’entrée de seulement ₦5,250 (4 dollars) pour 10 actions, l’offre visait à démocratiser l’accès aux marchés financiers.

Les fintechs en première ligne

Six fintechs, dont Bamboo et Cowrywise, avaient été sélectionnées pour faciliter l’achat d’actions. Cependant, dès l’ouverture de l’IPO, les utilisateurs ont rapporté des problèmes techniques majeurs : applications bloquées, temps de chargement interminables et messages d’erreur. Bamboo a même ouvert 236 000 nouveaux comptes en quelques jours, un record qui s’est transformé en cauchemar opérationnel.

Les leçons à tirer

Cet incident met en lumière les défis auxquels sont confrontées les fintechs africaines lorsqu’elles doivent gérer des événements de grande envergure. Bien que l’offre reste ouverte jusqu’au 13 octobre, cet épisode devrait inciter les plateformes à renforcer leur infrastructure pour éviter de telles défaillances à l’avenir.

Twiga Foods : un échec retentissant

Parallèlement, la startup kényane Twiga Foods a annoncé son entrée en administration après des années de difficultés financières. Malgré plusieurs tentatives pour sauver l’entreprise, dont des licenciements massifs et un changement de modèle économique, Twiga n’a pas réussi à se redresser. Mohamed Mohamed, administrateur judiciaire, a pris le contrôle des actifs de l’entreprise.

Conclusion

Ces deux actualités illustrent les défis et les risques inhérents à la croissance des startups africaines. Alors que certaines réussissent à se diversifier, comme Terra Industries dans le secteur minier, d’autres peinent à survivre malgré des efforts soutenus.