Verascient, une startup sud-africaine spécialisée dans l’IA, vient de lever 1,2 million de dollars lors d’une levée de fonds en seed round. Cette somme, équivalente à environ 19,5 millions de rands, a été obtenue auprès d’investisseurs prestigieux comme Founder Collective, Andrena Ventures et Cambridge Enterprise. L’objectif ? Accélérer son développement dans le domaine de l’IA pour les entreprises et renforcer son équipe d’ingénieurs.**

Fondée par Keagan Stokoe et Emile Ferreira, Verascient se positionne comme un acteur clé pour résoudre le problème de la fragmentation des connaissances au sein des entreprises. Son logiciel vise à centraliser les informations dispersées dans divers documents, systèmes internes et même dans la tête des employés. Le secteur financier, l’assurance et la logistique sont les premiers cibles de cette technologie.

Le cœur de la solution : un graphe de connaissances temporelles La technologie phare de Verascient repose sur ce qu’elle appelle un « graphe de connaissances temporelles ». Ce système cartographie les relations entre différentes informations tout en suivant leur évolution dans le temps, leur origine et les autorisations d’accès. Cette approche répond à un défi majeur des entreprises après l’enthousiasme initial pour l’IA : la difficulté d’intégrer ces outils dans les flux de travail existants.

Une approche sur mesure pour les entreprises Verascient adopte une méthode proactive en collaborant directement avec ses clients. Ses ingénieurs en IA travaillent main dans la main avec les entreprises pour identifier des problèmes opérationnels spécifiques et développer des solutions adaptées. Cette stratégie permet d’éviter le piège classique des logiciels d’IA qui, après un démo impressionnant, finissent par être peu utilisés.

Recrutement de talents et expansion internationale La startup est actuellement en pleine phase de recrutement, cherchant à attirer les meilleurs ingénieurs en IA d’Afrique du Sud. Cette levée de fonds, bien que modeste comparée aux montants colossaux levés par les startups américaines et européennes, s’inscrit dans une tendance croissante : l’importance de l’intégration des modèles d’IA avec les systèmes et processus existants des entreprises.

Les défis à venir Si Verascient a réussi à convaincre ses premiers clients, le véritable défi sera de prouver que son approche peut être reproduite à grande échelle. Le secteur de l’IA pour les entreprises est semé d’embûches : cycles de vente longs, données désorganisées et exigences de sécurité strictes. La startup devra donc transformer son talent technique en un modèle économique viable et pérenne.

Alors que Verascient se prépare à une expansion internationale, elle devra faire ses preuves sur le marché africain avant de conquérir d’autres territoires. Une chose est sûre : l’IA made in South Africa a de beaux jours devant elle.