Dans un effort pour dynamiser les écosystèmes technologiques africains en dehors des hubs traditionnels, Digital Africa vient de dévoiler un fonds d’amorçage de 50 millions d’euros (environ 57 millions de dollars). Cette initiative vise à combler le déficit de financement précoce dans 20 pays souvent négligés du continent.
Soutenu par Proparco, l’organe privé de l’Agence Française de Développement (AFD), ainsi que par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, Digital Africa a déjà accompagné plus de 70 startups dans 16 pays africains via son fonds pré-amorçage existant. Avec le lancement du Digital Africa Seed Fund (DASF), l’objectif est de créer une continuité financière allant de la pré-amorçage à l’amorçage, avec Proparco intervenant dès la série A.
Le DASF se distingue par sa volonté de cibler des marchés en dehors des ‘quatre grands’ que sont le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Égypte. Ce fonds sectoriel, bien que sans restriction spécifique, met en avant six domaines prioritaires : l’intelligence artificielle (IA), la fintech, l’e-santé, les technologies climatiques, le spatial et les infrastructures numériques. Les tickets peuvent atteindre jusqu’à 2 millions d’euros (environ 2,3 millions de dollars).
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large pour institutionnaliser le capital précoce dans des régions où les opportunités de financement sont encore limitées. En se concentrant sur ces marchés émergents, Digital Africa espère stimuler l’innovation et attirer des investisseurs vers des écosystèmes souvent sous-estimés.
Avec ce fonds, Digital Africa entend non seulement soutenir des startups prometteuses mais aussi renforcer la résilience des économies locales en favorisant des secteurs clés pour l’avenir. Une initiative qui pourrait bien redessiner la carte du financement technologique en Afrique.