iOCO, le géant sud-africain des technologies, semble avoir retrouvé son appétit pour les acquisitions. Après une période de huit ans sans rachat, l’entreprise vient d’annoncer sa deuxième acquisition en seulement quatre mois. Une stratégie qui marque la fin de sa phase de restructuration et le début d’une nouvelle ère de croissance.
Un retour en force sur le marché des fusions-acquisitions
iOCO, cotée à la Bourse de Johannesburg (JSE), a conclu un accord pour acquérir Astraia Technology, une société spécialisée dans les logiciels de gestion intégrée (ERP). Cette acquisition s’inscrit dans la continuité du rachat de MySky Group en mars dernier, marquant ainsi le premier achat d’iOCO depuis près de dix ans.
Pourquoi cette accélération ? La direction d’iOCO, dirigée par le CEO Rhys Summerton, avait clairement indiqué que cette première acquisition n’était pas un coup isolé. L’objectif est de renforcer rapidement son portefeuille de services sans avoir à développer toutes les technologies en interne.
Une santé financière retrouvée
Ces acquisitions sont rendues possibles par une amélioration significative de la santé financière d’iOCO. Selon les résultats intermédiaires pour les six mois clos en janvier 2026, le chiffre d’affaires de l’entreprise a progressé de 3,5 % pour atteindre 2,8 milliards de rands (environ 169 millions de dollars). La rentabilité a également connu une hausse notable.
iOCO, anciennement connue sous le nom d’EOH, a traversé une période tumultueuse marquée par des cessions d’actifs, un réaménagement de la dette et une reconstruction de sa crédibilité auprès des investisseurs. Ces deux dernières acquisitions confirment que cette phase difficile est désormais derrière elle.
Starlink étend son empire en Afrique
Pendant ce temps, Starlink, le service internet par satellite d’Elon Musk, continue son expansion sur le continent africain. Après avoir lancé ses services en Côte d’Ivoire, Starlink est désormais disponible dans 27 pays africains.
Cette expansion n’a pas été sans obstacles. Le lancement en Côte d’Ivoire intervient après des mois de négociations avec les régulateurs locaux, qui avaient émis des avertissements répétés. Le gouvernement ivoirien a finalement accordé à Starlink une licence provisoire de 12 mois.
La concurrence des opérateurs locaux
La Côte d’Ivoire dispose déjà de solutions internet par satellite grâce à des partenariats entre Orange Côte d’Ivoire et Eutelsat, ainsi qu’entre MTN Côte d’Ivoire et Eutelsat. Cependant, ces solutions sont principalement utilisées pour étendre les réseaux existants dans des zones difficiles d’accès.
Starlink, en revanche, propose une offre directe aux particuliers avec des débits pouvant atteindre 100 Mbps, parmi les plus élevés du continent. Cette approche directe pourrait bien donner un avantage concurrentiel à Starlink sur le marché ivoirien.
Conclusion
iOCO et Starlink illustrent deux dynamiques majeures du secteur technologique en Afrique : la consolidation des acteurs locaux et l’expansion des géants internationaux. Pour les entreprises africaines, ces mouvements représentent à la fois des opportunités et des défis, dans un écosystème en pleine mutation.