dLocal Ghana franchit un cap majeur dans l’écosystème des paiements numériques avec l’obtention d’une licence de fournisseur de services de paiement améliorée (EPSP) délivrée par la Banque du Ghana. Cette autorisation stratégique permet désormais à l’entreprise d’opérer localement une gamme complète de services, incluant les collectes de paiements, l’acquisition de commerçants, l’acceptation des portefeuilles mobiles et les paiements locaux via comptes bancaires ou portefeuilles électroniques.**
Un marché en pleine expansion Le Ghana représente un terrain fertile pour les innovations financières. En 2025, le marché du mobile money a traité pas moins de GH¢4.54 trillion (soit environ 397 milliards de dollars), en progression de 50,8% sur un an. Parallèlement, les transactions bancaires en ligne ont bondi à 47 millions contre 26 millions l’année précédente. Ces chiffres, issus des données de la Banque du Ghana, illustrent l’ampleur du potentiel que vise dLocal.
Une infrastructure au service des Ghanéens « Notre objectif premier est de simplifier la vie numérique des Ghanéens en offrant une solution de transaction fiable et fluide », déclare Oluwademilade Egbeyemi, responsable de l’expansion régionale pour l’Afrique de l’Ouest chez dLocal. La licence EPSP permet à l’entreprise de renforcer sa crédibilité et son ancrage local, essentiels pour gagner la confiance des utilisateurs, qu’ils soient commerçants ou consommateurs.
Une expansion stratégique en Afrique Depuis son entrée sur le marché ghanéen en 2020, dLocal a consolidé sa présence en Afrique subsaharienne avec des implantations au Kenya, Sénégal et Cameroun. Le modèle « One dLocal » permet aux marchands de s’intégrer via une API unique, tout en bénéficiant des spécificités locales des systèmes de paiement. Cette approche simplifie considérablement les opérations transfrontalières.
Un modèle économique flexible dLocal génère ses revenus principalement via des frais de traitement, de paiement et de règlement. Ces tarifs varient selon la méthode de paiement, le type de transaction, le volume ou encore les exigences de règlement. La licence EPSP offre désormais à dLocal Ghana un contrôle accru sur ses opérations locales, facilitant les partenariats avec les banques et autres acteurs clés du secteur.
Un écosystème concurrentiel dLocal rejoint ainsi les rangs des fintechs africaines comme Paystack et Flutterwave, déjà titulaires de licences EPSP. En mai dernier, Fincra a également obtenu une licence similaire, soulignant l’importance croissante de cette régulation pour opérer efficacement au Ghana.
Des ambitions régionales En février 2026, dLocal a finalisé un accord de 23,7 millions de dollars avec AZA Finance, une société kényane spécialisée dans les paiements transfrontaliers. Bien que l’acquisition initiale ait été retardée par des complications réglementaires, dLocal a pu acquérir trois actifs clés : Mint Code Solutions au Cameroun, la propriété intellectuelle de la marque AZA Finance et les relations clients de l’entreprise. Cet accord renforce sa position en Afrique centrale francophone.
Priorités locales et perspectives Pour l’instant, dLocal mise sur le renforcement de son activité ghanéenne en améliorant les connexions locales, soutenant les commerçants et tissant des liens avec les banques, opérateurs de mobile money et régulateurs. « Le Ghana est un marché clé pour nous, et cette licence EPSP témoigne de notre engagement à long terme envers son économie numérique », affirme Eric Kortey, responsable pays pour le Ghana chez dLocal. Bien que l’entreprise évalue d’autres opportunités en Afrique de l’Ouest, chaque expansion sera guidée par les spécificités du marché et les besoins locaux.
Conclusion Avec cette licence EPSP, dLocal Ghana marque une étape décisive dans son intégration au paysage financier local. En capitalisant sur la croissance exponentielle des paiements numériques, l’entreprise se positionne comme un acteur incontournable pour les transactions sécurisées et transparentes au Ghana.