Une startup nigériane utilise l’innovation technologique pour rendre les prothèses accessibles
Au Nigeria, Dynalimb Technologies redéfinit l’accès aux soins de mobilité grâce à des solutions d’impression 3D. Cette startup combine expertise médicale et technologie pour transformer la vie des personnes atteintes de déficiences motrices. L’histoire de Dynalimb est profondément personnelle pour sa cofondatrice et directrice générale, Blessing Aniefiok. Son expérience avec une tante ayant perdu un membre à cause du diabète l’a convaincue que la perte d’un membre affecte bien plus qu’un simple aspect physique : elle impacte l’autonomie, la capacité à travailler et à participer activement à la société.
Un constat alarmant qui pousse à l’innovation
Face aux défis du secteur des prothèses et orthèses au Nigeria, où les délais de production peuvent s’étendre sur des mois et les coûts atteindre jusqu’à 1,6 million de nairas (environ 1 200 dollars), Dynalimb a décidé d’agir. Le constat est clair : le système actuel, basé sur des méthodes de fabrication traditionnelles, est inefficace et coûteux. La startup a donc tourné son regard vers les technologies 3D, un domaine encore peu exploré localement. « Nous avons dû apprendre et développer nos propres processus », explique Aniefiok.
Trois piliers pour une révolution des soins de mobilité
Aujourd’hui, Dynalimb opère sur trois fronts. Premièrement, elle propose des prothèses et orthèses imprimées en 3D, réduisant les coûts de moitié et le temps de production à une semaine. Deuxièmement, la plateforme DynaX digitalise l’ensemble du parcours patient, de la prise de mesures à la rééducation. Enfin, l’entreprise maintient une forte composante clinique avec des professionnels formés travaillant directement avec les patients.
Un marché en pleine expansion
Avec plus de 30 millions de personnes ayant besoin de soins de mobilité en Afrique, le potentiel est immense. Dynalimb a déjà servi plus de 1 000 patients, attirant l’attention des hôpitaux souhaitant améliorer leurs services. Cependant, le financement reste un défi majeur. « Les entreprises de santé hardware nécessitent des capitaux importants », souligne Aniefiok, qui a dû équilibrer investissements et maintien des prix abordables.
Vers une accessibilité généralisée
L’objectif de Dynalimb est clair : rendre les soins de mobilité plus accessibles, efficaces et dignes. En combinant expertise clinique, technologie digitale et fabrication 3D, cette startup nigériane pourrait bien redéfinir les standards de soins en Afrique.