Fuzu et Kyosk, deux pépites technologiques kényanes, viennent de recevoir un financement de la Jobtech Alliance. Cette initiative, pilotée par Mercy Corps et BFA Global, vise à créer un écosystème favorable pour les plateformes génératrices d’emplois inclusifs en Afrique. Après avoir soutenu des entreprises comme Bumpa, Flowcart et Twiva, l’alliance étend son influence en investissant dans ces deux nouvelles startups.**

Fuzu, acteur historique de l’infrastructure talent en Afrique, a su se réinventer. Initialement spécialisée dans les marketplaces, elle s’est recentrée sur la gestion d’équipes internationales pour des opérations liées à l’IA, notamment l’évaluation et le contrôle qualité. Cet investissement s’inscrit dans le cadre du Digital Work Sector Scan de la Jobtech Alliance, qui analyse l’impact de l’IA sur le travail numérique en Afrique. Les prochains mois seront consacrés à accélérer la croissance internationale de Fuzu, affiner sa stratégie autour de Fuzu Atlas, et monter en gamme vers des missions plus qualifiées.

« La plupart des plateformes africaines de talents fonctionnent encore comme des marketplaces, en misant sur le volume et les coûts réduits. Fuzu a dépassé ce stade. Ils ont construit une infrastructure sous-jacente, et Fuzu Atlas permet désormais de fournir des équipes gérées à des clients internationaux. C’est l’une des réponses les plus crédibles que nous ayons vues pour les emplois numériques de qualité en Afrique », déclare Nick Markham, responsable des investissements à la Jobtech Alliance.

Kyosk, plateforme B2B de commerce, sert plus de 200 000 détaillants informels au Kenya, Nigeria, Ouganda et Tanzanie. Elle s’inscrit dans la thèse d’investissement de l’alliance sur les microentreprises, en optimisant les défis quotidiens des commerçants : gestion des stocks, livraisons fiables et comportements d’achat récurrents.

« Le commerce B2B en Afrique mûrit, et les plateformes qui réussiront seront celles capables d’unifier les workflows fragmentés des détaillants informels. Le recentrage de Kyosk, passant de 25 entrepôts au Kenya à un seul par pays, avec une attention accrue sur l’économie des trajets, illustre la discipline opérationnelle dont ce marché a besoin », ajoute Mide Alonge, senior venture builder à la Jobtech Alliance.

Ces investissements confirment l’engagement de la Jobtech Alliance en faveur d’un écosystème africain dynamique, où technologie et inclusion sociale se conjuguent pour transformer les perspectives d’emploi.