L’Afrique s’engage dans la course à l’intelligence artificielle, mais l’innovation rapide crée une dette sécuritaire croissante. Alors que les entreprises africaines adoptent massivement les solutions d’IA pour booster la productivité et accélérer le développement de produits, elles se heurtent à un défi majeur : la sécurité.

Vimal Navis, expert en cybersécurité chez PwC spécialisé dans les risques technologiques, souligne que l’évolution rapide des technologies d’IA - des modèles de base aux agents autonomes - dépasse actuellement les cadres réglementaires et les contrôles de sécurité. « Le décalage entre innovation et sécurisation crée ce que nous appelons une dette sécuritaire », explique-t-il. Ce phénomène est particulièrement critique en Afrique où l’adoption des technologies se fait souvent à un rythme accéléré.

Le paradoxe de l’innovation accélérée

Le principal problème réside dans l’utilisation croissante d’outils d’IA par les employés sans supervision adéquate de la part des services informatiques. Cette « IA fantôme » pose plusieurs défis :

  • L’obsolescence accélérée des technologies existantes
  • La multiplication des points d’entrée potentiels pour les cyberattaques
  • Le manque de visibilité sur l’utilisation réelle des outils d’IA

Navis donne l’exemple des nouveaux chatbots intégrés aux CRM ou des connecteurs vers des applications externes. « Ces technologies utiles ouvrent malheureusement de nouvelles vulnérabilités que les entreprises africaines ne sont pas toujours préparées à contrer », observe-t-il.

Microsoft propose une solution intégrée

Pour répondre à ce défi, Microsoft développe des outils permettant de gérer les agents d’IA comme des actifs d’entreprise à part entière. Microsoft Agent 365 offre une visibilité complète sur les agents enregistrés et leurs interactions avec l’écosystème Microsoft. Ce système permet :

  • De définir des politiques claires sur la création et la gestion des agents
  • De détecter les activités suspectes ou malveillantes
  • D’identifier les chemins d’attaque potentiels vers les actifs critiques

Complémentaire, Microsoft Purview permet de contrôler les accès aux données sensibles et d’empêcher les fuites via les historiques de chat ou les connecteurs. La solution Entra applique quant à elle les principes du zero trust aux acteurs non humains.

Un accompagnement sur mesure pour l’Afrique

PwC, partenaire de lancement de Microsoft Agent 365, propose son expertise pour aider les entreprises africaines à maîtriser ce défi. « Nous aidons nos clients à évaluer le paysage des menaces en évolution rapide et à identifier où s’accumule le plus rapidement la dette sécuritaire », précise Navis. Le cabinet propose des solutions concrètes pour aligner les contrôles de sécurité avec les capacités croissantes de Microsoft, sans freiner l’innovation.

Alors que l’Afrique continue d’investir massivement dans les technologies d’IA, la gestion proactive de cette dette sécuritaire deviendra un facteur clé de succès pour les entreprises du continent.