L’Afrique fait des progrès notables en matière de diversité de genre dans le secteur des startups technologiques, mais des défis persistent.
Selon la troisième édition du rapport « Diversity Dividend: Exploring Gender Equality in the African Tech Ecosystem », publié par Disrupt Africa en partenariat avec Madica, Thinkroom et Jumpstarter Crowdfunding, le paysage des startups africaines évolue positivement en termes de représentation féminine. Ce rapport, qui analyse à la fois les données quantitatives et qualitatives, révèle une amélioration significative depuis 2023.
Une progression lente mais constante
En 2023, seulement 14,6 % des startups suivies avaient au moins une cofondatrice, et 9,6 % étaient dirigées par une femme. Ces chiffres ont progressivement augmenté pour atteindre respectivement 19,2 % et 12,1 % en 2026. Cette édition du rapport a analysé 3 331 startups, un record, et montre que malgré un secteur toujours dominé par les hommes, des avancées notables ont été réalisées.
Des disparités régionales persistantes
La diversité de genre varie considérablement d’un pays à l’autre. Les marchés plus petits comme le Zambia, l’Ouganda, le Sénégal et le Rwanda se distinguent par une meilleure représentation féminine. Cependant, les « big four » (Afrique du Sud, Nigeria, Égypte et Kenya) ont comblé une partie de l’écart. Par exemple, le Nigeria a vu la représentation féminine dans les équipes fondatrices passer de 16,5 % en 2023 à 22 % en 2026. Le Kenya affiche même un taux impressionnant de 23,6 % de cofondatrices.
Des secteurs plus performants que d’autres
Certains secteurs se distinguent par une meilleure diversité de genre. Le legal-tech, l’e-health, l’ed-tech, le recrutement et les RH, ainsi que l’agri-tech et l’entertainment sont en tête. Cependant, le fintech, secteur dominant en nombre de startups et d’investissements, reste à la traîne avec seulement 16,5 % de cofondatrices et 8,9 % de femmes CEO.
Conclusion : des progrès à poursuivre
Bien que les progrès soient encourageants, il reste beaucoup à faire pour atteindre une véritable parité. Les initiatives locales et les politiques d’inclusion doivent continuer à soutenir cette dynamique pour garantir une représentation équitable dans tous les secteurs et tous les pays africains.