OPay, le géant nigérian des services financiers mobiles, pourrait bientôt faire ses débuts sur la Bourse de Lagos. Cette décision potentiellement historique intervient alors que le groupe affûte ses ambitions d’une valorisation de 4 milliards de dollars.
Un changement de cap inattendu
Alors qu’OPay préparait depuis des mois une introduction en bourse aux États-Unis, des informations récentes suggèrent que la société envisagerait désormais une cotation sur le Nigerian Exchange (NGX). Cette possibilité, rapportée par Nairametrics mais non confirmée officiellement, soulève plusieurs questions sur le timing et l’ampleur de cette opération.
Des performances qui attirent les investisseurs
La valorisation d’OPay a connu une progression constante. Fin 2025, Opera, l’un de ses principaux investisseurs, détenait une participation de 9,5% valorisée à 294,6 millions de dollars, impliquant une valorisation globale de 3,1 milliards. Au deuxième trimestre 2026, cette valorisation avait légèrement augmenté à 3,17 milliards. Une introduction en bourse à 4 milliards de dollars représenterait donc une croissance significative.
Un contexte favorable pour les fintechs nigérianes
Le NGX connaît une période faste. En sept mois seulement, son indice All-Share a bondi de 57%, portant la capitalisation totale des entreprises cotées à 158,2 billions de nairas (117,8 milliards de dollars). Cette performance pourrait convaincre des acteurs comme OPay ou PalmPay de privilégier le marché local, malgré les appels du NGX à l’État nigérian pour inciter ces entreprises à s’y cotiser.
Des intérêts internationaux confirmés
Parallèlement, OPay attire l’attention d’investisseurs étrangers. En août dernier, Bloomberg révélait que Standard Group, première banque sud-africaine, était en discussions pour acquérir une participation avant l’introduction en bourse. Ces mouvements confirment l’attractivité croissante des fintechs africaines sur la scène internationale.
Implications stratégiques
Cette potentielle cotation à Lagos représenterait un tournant pour le secteur financier nigérian. Elle pourrait inciter d’autres acteurs technologiques à privilégier les marchés locaux, renforçant ainsi l’écosystème financier africain. Reste à savoir si OPay confirmera officiellement cette orientation et dans quelles conditions.