PalmPay, la fintech nigériane soutenue par des capitaux chinois, envisage une introduction en Bourse à Hong Kong, suivant ainsi les traces de géants comme Tencent et Alibaba. Cette décision pourrait redéfinir la stratégie de sortie pour les investisseurs asiatiques en Afrique.
Depuis son lancement en 2019, PalmPay a su s’imposer comme un acteur majeur du mobile money en Afrique, notamment grâce à son partenariat avec Transsion Holdings, propriétaire des marques de smartphones Tecno, Infinix et itel. Cette alliance stratégique offre à PalmPay un avantage concurrentiel significatif, avec un accès direct à une base d’utilisateurs déjà équipés de smartphones compatibles.
La fintech, qui a récemment étendu ses opérations en Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Ouganda et Tanzanie, est actuellement en discussion pour une levée de fonds de 200 millions de dollars. Cette opération pourrait valoriser l’entreprise à plus d’un milliard de dollars, selon Bloomberg. Mais ce qui retient particulièrement l’attention, c’est la possibilité d’une introduction en Bourse à Hong Kong.
Un choix stratégique pour les fintechs africaines
Traditionnellement, les fintechs africaines visent des introductions en Bourse à New York ou Londres. PalmPay opte pour une voie différente, celle de la Bourse de Hong Kong (HKEX), qui a connu un essor remarquable en 2025. Avec 37,4 milliards de dollars levés à travers 119 introductions, HKEX a surpassé le NASDAQ en tant que premier marché mondial pour les levées de fonds par IPO.
Cette tendance s’inscrit dans un contexte plus large où les entreprises technologiques, médiatiques et de télécommunications (TMT) ont levé 34,5 milliards de dollars à Hong Kong, soit le deuxième plus haut total mondial. Si PalmPay concrétise son projet, elle rejoindra des conglomerats chinois comme Tencent et Alibaba, qui ont respectivement levé 11,2 milliards de dollars lors de leurs introductions en Bourse.
Deux voies pour les fintechs nigérianes
L’annonce de PalmPay intervient peu après celle d’OPay, une autre fintech nigériane soutenue par des capitaux chinois, qui prévoit une introduction en Bourse à Wall Street pour un montant de 4 milliards de dollars. Cette dualité illustre une nouvelle dynamique où les fintechs africaines explorent des marchés boursiers variés pour leur introduction.
Pour les investisseurs chinois, cette diversification représente une opportunité d’exit claire et structurée. Elle souligne également l’importance croissante des marchés asiatiques pour les entreprises technologiques africaines en quête de financement.
En conclusion, l’éventuelle introduction en Bourse de PalmPay à Hong Kong pourrait marquer un tournant pour les fintechs africaines, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies de levée de fonds et d’expansion internationale.