Dans un contexte où la fintech africaine gagne en visibilité mondiale, Paymob confirme sa position de leader régional. La startup égyptienne vient de boucler un tour de financement pré-Series C de 35 millions de dollars, une opération qui illustre l’attractivité croissante des infrastructures de paiement en Afrique et au Moyen-Orient.

Fondée en 2015 par Islam Shawky, Alain El Hajj et Mostafa Menessy, Paymob a bâti une plateforme technologique complète pour les services financiers digitaux. Son offre omnichannel, comptant plus de 60 solutions de paiement, dessert près de 350 000 commerçants à travers la région. L’entreprise a étendu son influence au-delà de l’Égypte, s’implantant aux Émirats Arabes Unis, en Arabie Saoudite et à Oman.

Cette nouvelle levée de fonds intervient moins d’un an après l’extension réussie de leur Series B à 72 millions de dollars, annoncée en septembre 2024. Le tour pré-Series C a été co-piloté par Mubadala Investment Company, le fonds souverain d’Abu Dhabi, et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). D’autres investisseurs de renom comme British International Investment, Global Ventures et DPI Ventures ont également participé.

Les fonds levés serviront à accélérer l’expansion de Paymob dans la région MENA, avec un focus particulier sur les PME et le commerce par mandataires. Depuis l’obtention de sa licence de services de paiement au détail de la Banque centrale des Émirats en janvier 2025, Paymob a intégré quelque 20 000 commerçants dans ses marchés du CCG.

Islam Shawky, CEO de Paymob, exprime sa satisfaction : « Notre transformation en plateforme régionale ces 18 derniers mois, portée par la croissance exponentielle de nos activités au CCG, nous positionne idéalement pour accélérer notre développement. Ce financement va nous permettre de concrétiser rapidement notre feuille de route produit et de devenir la référence des paiements pour le commerce par mandataires. »

Cette opération souligne l’importance stratégique croissante de l’Égypte dans l’écosystème fintech africain, tout en confirmant la tendance des investisseurs internationaux à miser sur les infrastructures technologiques locales.