Dans un mouvement stratégique, Terra Industries, pionnier nigérian des technologies de défense, franchit une nouvelle étape en lançant une division commerciale. Cette initiative vise à déployer ses systèmes de sécurité autonomes auprès des opérateurs privés d’infrastructures critiques, marquant ainsi une diversification audacieuse au-delà de ses contrats traditionnels avec les gouvernements et les forces armées.

Depuis sa création en 2024, Terra Industries a bâti sa réputation sur la protection d’actifs stratégiques pour des clients publics. Aujourd’hui, elle étend son champ d’action à des secteurs privés vulnérables aux pertes financières colossales : centrales électriques, oléoducs, mines, ports et raffineries. Ces industries, dispersées à travers l’Afrique, le Golfe, l’Amérique du Sud et l’Asie du Sud, subissent annuellement des milliards de dollars de dommages dus au vol, au sabotage et aux inefficacités opérationnelles.

La solution proposée par Terra repose sur des systèmes aériens et terrestres autonomes, capables d’assurer la surveillance des périmètres, la détection de menaces et les inspections à grande échelle. Ces dispositifs sont orchestrés par ArtemisOS, une plateforme opérationnelle propriétaire qui constitue le cœur de l’écosystème technologique de l’entreprise.

Une vision élargie pour un impact accru Nathan Nwachuku, cofondateur et PDG de Terra Industries, souligne l’importance de cette nouvelle orientation : « Bien que les partenariats gouvernementaux et militaires restent fondamentaux, la division commerciale nous permet de créer un cercle vertueux de collaborations industrielles. Cela renforce notre modèle économique en déployant nos technologies au service des acteurs privés qui construisent les infrastructures du Sud global. »

Un leadership expérimenté pour piloter la croissance Pour diriger cette nouvelle division, Terra Industries a recruté Todd Stiefler en tant que directeur commercial. Ce dernier apporte une expertise précieuse, acquise notamment chez WHOOP en tant que VP Enterprise, où il a piloté la croissance B2B dans les secteurs gouvernementaux et de la défense. Son parcours inclut également un passage chez Palantir, où il a contribué au développement de programmes clés comme Apollo et FedStart, dédiés aux startups technologiques à double usage.

Cette nomination stratégique s’inscrit dans une dynamique de croissance accélérée pour Terra. L’entreprise, fondée par Nathan Nwachuku et Maxwell Maduka, vient de lever 52 millions de dollars lors d’une récente levée de fonds en amont, sa plus importante à ce jour. Ce tour de table a été soutenu par des investisseurs de premier plan tels que 8VC, Silent Ventures et Nova Global.

Des ambitions à l’échelle continentale Avec cette nouvelle division, Terra Industries vise à capitaliser sur les infrastructures qu’elle protège déjà en Afrique, évaluées à environ 11 milliards de dollars. Bien que cette valorisation n’ait pas été auditée indépendamment, elle témoigne de l’envergure des actifs sous sa surveillance.

L’ouverture récente d’un bureau à Londres marque également une étape importante dans l’expansion internationale de Terra. L’entreprise, qui prévoit d’atteindre plus de 100 millions de dollars de commandes contractuelles d’ici la fin de l’année, positionne désormais le capital privé comme un moteur clé pour le déploiement de systèmes autonomes de sécurité à travers le Sud global.

Cette initiative illustre la volonté de Terra Industries de redéfinir les standards de la sécurité des infrastructures, en combinant innovation technologique et partenariats stratégiques.