Dans un continent où la demande en compétences digitales explose, Codar fait figure de pionnier. Cette startup nigériane vient de lever 1,5 million de dollars pour étendre ses programmes de formation en intelligence artificielle et technologies numériques à travers l’Afrique.

Fondée par David Sokefun, Williams Olusegun, John Oduoye et Emmanuel Asaolu, Codar se distingue par son approche pédagogique axée sur des projets concrets. Son catalogue couvre l’ensemble des compétences les plus recherchées par le marché : développement logiciel, cybersécurité, analyse de données et cloud computing. Avec plus de 5 000 apprenants actifs et un total de 70 000 étudiants formés, l’entreprise s’impose comme un acteur clé dans la formation des talents africains.

La levée de fonds, réalisée auprès du KWE4 AFRICA Venture Studio, servira à plusieurs objectifs stratégiques. Codar prévoit d’étendre ses programmes dédiés à l’intelligence artificielle, de renforcer sa plateforme d’apprentissage en ligne et d’ouvrir de nouveaux centres de formation. Une partie des fonds sera également consacrée à l’augmentation du nombre de bourses disponibles, rendant ainsi ces formations accessibles à un public plus large.

Cette initiative intervient dans un contexte où l’Afrique fait face à une pénurie criante de compétences technologiques. Selon les dernières études, le continent aurait besoin de former plus d’un million de professionnels des technologies d’ici 2030 pour répondre à la demande croissante. Codar se positionne comme un acteur clé pour combler ce déficit, tout en contribuant à réduire le chômage des jeunes grâce à des formations qualifiantes.

Avec cette levée de fonds, Codar confirme son ambition de devenir un leader panafricain dans la formation aux technologies émergentes. Son modèle hybride, combinant apprentissage en ligne et ateliers pratiques, pourrait bien inspirer d’autres initiatives similaires sur le continent.

Alors que l’Afrique s’engage dans une transformation digitale sans précédent, des startups comme Codar jouent un rôle crucial. Elles préparent les futures générations à saisir les opportunités offertes par l’économie numérique, tout en contribuant à réduire la fracture technologique entre le continent et le reste du monde.