Fincra, le fournisseur nigérian d’infrastructure de paiement, vient de franchir une étape majeure en obtenant une licence de fournisseur de services de paiement (catégorie améliorée) de la Banque du Ghana. Cette approbation stratégique permet à l’entreprise de s’intégrer pleinement au système financier ghanéen et de traiter les transactions locales.
Une expansion stratégique Cette licence autorise Fincra à collecter des paiements auprès des clients ghanéens, à traiter les transactions sur place et à recevoir des fonds en cedis ghanéens. Cette réussite intervient seulement deux mois après l’obtention d’une licence similaire au Canada, consolidant ainsi la vision de Wole Ayodele, son PDG, qui prône une phase fintech africaine axée sur l’infrastructure plutôt que sur l’optimisme.
Un marché prometteur Le Ghana représente un terrain fertile pour les solutions de paiement innovantes. En 2023, le marché des transactions mobiles a atteint un volume impressionnant de GH¢1.912 trillion (environ 170 milliards de dollars). Par ailleurs, le commerce informel transfrontalier entre le Ghana et ses voisins terrestres a été évalué à GH¢7.4 milliards (661 millions de dollars) au quatrième trimestre 2024, selon le Ghana Statistical Service.
Simplifier les transactions « L’économie numérique du Ghana se développe rapidement, mais l’infrastructure nécessaire pour supporter des paiements d’entreprise à grande échelle reste fragmentée », explique Ayodele. « L’approbation de la Banque du Ghana nous permet enfin d’offrir à nos commerçants une voie directe et rapide vers ce marché. Que ce soit pour collecter des paiements mobiles locaux ou pour permettre à une plateforme mondiale de déposer directement des remittances sur des comptes bancaires ghanéens, nous éliminons les frictions. »
Des fonctionnalités avancées Grâce à cette licence, les commerçants utilisant la plateforme Fincra peuvent désormais accepter des paiements via des canaux locaux tels que MTN MoMo, Telecel, AirtelTigo et les virements bancaires locaux. De plus, les entreprises de remittance et les plateformes de paie peuvent envoyer des fonds directement sur des comptes bancaires ghanéens et des portefeuilles mobiles. La licence soutient également les paiements automatisés interentreprises (B2B) en permettant aux entreprises de créer des comptes de collecte locaux en cedis et de réconcilier automatiquement les paiements entrants.
Une intégration simplifiée Fincra souligne que, grâce à une seule intégration d’API, les entreprises peuvent utiliser ces capacités sans avoir besoin de systèmes locaux multiples. Cette approche simplifie considérablement les opérations transfrontalières.
Un paysage concurrentiel Fincra rejoint ainsi un cercle restreint de fintechs nigérianes ayant obtenu une licence similaire au Ghana, aux côtés de Flutterwave et Paystack. Cette concurrence croissante reflète un déplacement stratégique vers la construction d’infrastructures de paiement localisées à travers les marchés africains.
Une vision panafricaine Fondée en 2021 par Wole Ayodele et Gideon Orovwiroro, Fincra opère dans plus de 20 marchés africains et alimente des réseaux de paiement en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord. En élargissant son empreinte réglementaire dans des marchés clés, l’entreprise mise sur un avenir où les systèmes interopérables réduiront la fragmentation des paiements transfrontaliers.
Cette expansion au Ghana marque une étape cruciale dans la stratégie de Fincra, renforçant sa position comme acteur clé dans l’écosystème fintech africain.