L’Afrique continue de positionner l’intelligence artificielle au cœur de son innovation technologique. Quinze startups africaines spécialisées dans l’AI viennent d’être choisies pour intégrer le Google for Startups Accelerator Africa, un programme phare qui célèbre sa dixième édition cette année.

Depuis 2018, ce programme a accompagné 106 startups issues de 17 pays africains. Pour cette dixième promotion, près de 2600 candidatures ont été examinées, reflétant l’engouement croissant pour les solutions AI-made-in-Africa. Les startups sélectionnées opèrent dans des secteurs clés : fintech, agri-tech, santé numérique, mobilité et SaaS.

Un Programme Intensif pour Accélérer l’Impact

Pendant trois mois, ces entrepreneurs bénéficieront d’un accompagnement hybride combinant mentorat avec des experts du secteur, ateliers techniques et accès à des ressources cloud. L’objectif ? Les aider à passer à l’échelle tout en se préparant aux prochaines levées de fonds.

Parmi les startups nigérianes sélectionnées, on trouve Bani, une plateforme de paiements transfrontaliers, et MasteryHive AI, qui automatise la lutte contre la fraude. Le Kenya est également bien représenté avec Coamana, qui digitalise les marchés alimentaires informels, et Duck, une plateforme d’intelligence en temps réel pour les marques de grande consommation.

L’Afrique du Sud contribue avec Loop, spécialisé dans la mobilité urbaine intelligente, et Vambo AI, qui développe des infrastructures linguistiques multilingues. D’autres pays comme l’Angola (ANDA Africa), l’Ouganda (Emaisha Pay) et la Côte d’Ivoire (Meditect) montrent la diversité géographique de cette innovation.

Une Reconnaissance Internationale Imtiyaaz Riley, CEO de Loop, souligne l’importance de cette sélection : « C’est bien plus que Loop. Nous avons commencé dans les townships du Cap, en construisant avec des communautés souvent ignorées par les systèmes traditionnels. Être choisi par Google prouve que l’innovation mondialement pertinente peut venir de n’importe où. »

Cette initiative confirme le rôle moteur de l’Afrique dans la révolution technologique mondiale, avec des solutions adaptées aux défis locaux mais capables de s’exporter à l’échelle continentale.