Redtech, soutenue par Heirs Holdings, fait une entrée remarquée dans le classement des entreprises africaines à la croissance la plus rapide du Financial Times pour 2026. Cette distinction vient couronner les efforts déployés par la fintech nigériane pour révolutionner l’infrastructure des paiements sur le continent.

Une croissance fulgurante reconnue à l’échelle africaine

Classée 32ème sur 130 entreprises, Redtech se positionne également parmi les 15 meilleures fintechs en croissance d’Afrique. Ce classement, établi par le FT en partenariat avec Statista, évalue la croissance annuelle moyenne du chiffre d’affaires entre 2021 et 2024. Pour figurer dans ce palmarès, les entreprises doivent répondre à des critères stricts : seuils de revenus minimaux, indépendance et croissance principalement organique.

Cette reconnaissance intervient alors que RedPay, la plateforme phare de Redtech, étend son influence à travers l’Afrique. La solution permet aux entreprises de gérer leurs transactions avec une technologie sécurisée et adaptée au commerce africain.

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

Redtech a traité 27 milliards de dollars (soit environ 37,2 billions de nairas) depuis sa création, un montant trois fois supérieur aux 8,9 milliards de dollars (12 billions de nairas) enregistrés fin 2024. En seulement 16 mois, la société a déployé 55 000 terminaux RedPay POS dans des secteurs variés : hôtellerie, énergie, banque, fintech, retail, services publics et entreprises.

La solution RedPay est désormais opérationnelle dans cinq pays de l’UEMOA : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali et Sénégal. Au Nigeria, des partenariats stratégiques avec MoMo PSB et UBA permettent aux utilisateurs de mobile money d’effectuer des paiements chez les commerçants affiliés via les terminaux RedPay.

Une infrastructure réglementée et ambitieuse

Redtech opère avec des licences clés de la Banque centrale du Nigeria, notamment en tant que fournisseur de services de terminaux de paiement (PTSP), de solutions de paiement (PSSP) et d’agent super. La société dispose également des autorisations nécessaires de la Nigerian Communications Commission (NCC) pour les services à valeur ajoutée activés par la communication.

Emmanuel Ojo, CEO de Redtech, souligne l’importance de cette infrastructure : « Notre inclusion dans le classement FT reconnaît les fondations que nous construisons pour les entreprises africaines. La croissance ne se mesure pas seulement en valeur de transactions, mais aussi en confiance : lorsque les entreprises disposent de systèmes de paiement fiables, elles peuvent échanger, servir leurs clients et se développer en toute sécurité. »

L’Africapitalisme en action

Tony O. Elumelu, président du groupe Heirs Holdings, insiste sur le rôle crucial des entrepreneurs et de l’infrastructure locale : « L’ère de croissance africaine sera portée par des solutions conçues pour nos réalités. Redtech illustre parfaitement cette philosophie d’Africapitalisme : créer des entreprises durables qui génèrent de la prospérité à travers le continent. »

Redtech vise désormais 29 pays africains d’ici un an, avec pour ambition de devenir le pilier des services financiers et de paiement sur le continent.

Une vision qui inspire

Cette distinction du Financial Times n’est pas seulement une récompense, mais aussi un appel à l’action pour les investisseurs et les décideurs. Elle démontre qu’une fintech africaine peut rivaliser avec les meilleures au monde, tout en répondant aux besoins spécifiques du marché local.

Redtech incarne ainsi l’avenir des paiements en Afrique : sécurisé, interconnecté et au service de la croissance économique.